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Créé en avril 2013 par un groupe de dirigeants d’entreprises et d’organisations professionnelles, l’Institut national des administrateurs de Côte d’Ivoire (INAD-CI) a pour mission d’encourager et de promouvoir les bonnes pratiques de gouvernance au sein des entreprises de Côte d’Ivoire et de contribuer au développement professionnel des administrateurs de société.

Cet article est extrait du numéro 30 sur la gouvernance d’entreprise

Les activités de l’INAD-CI ont pour objet de contribuer à l’information et à la formation de ses adhérents ; de constituer un cadre d’échanges d’expériences et de promotion des bonnes pratiques de gouvernance des entreprises ; d’établir une interface avec les pouvoirs publics et toutes les autorités ou organisations intéressées par l’activité des administrateurs de sociétés ; et d’élaborer un vivier d’administrateurs indépendants par le biais d’un programme de certification des administrateurs de sociétés (CAS).

A travers plusieurs plateformes – « INAD-CI Formation » et « INAD-CI Performance Class » – et plusieurs sessions de formations, les adhérents sont formés aux missions et responsabilités des dirigeants sociaux, à l’analyse des données financières, la maîtrise de la communication, l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie, ou encore le management des ressources humaines et la mise en œuvre d’une politique RSE. L’institut leur permet ainsi d’acquérir les fondamentaux nécessaires à l’exercice de la fonction d’administrateur et de se constituer une base solide de compétences. Depuis sa création, une centaine de sessions de formations ont ainsi été dispensées.

Des insuffisances persistantes en matière de gouvernance

Pour l’INAD-CI, membre du Réseau africain de la gouvernance d’entreprise (ACGN), tout l’enjeu de sa démarche est de relever les défis de gouvernance auxquels sont confrontées les entreprises en Côte d’Ivoire. En dépit de l’élaboration, en 2010, d’un code de gouvernance d’entreprise par les acteurs du secteur et sous la houlette, entre autres, du ministère du Budget, de nombreuses entreprises ivoiriennes souffrent d’insuffisances en matière de mise en œuvre des bonnes pratiques de gouvernance. En cause, notamment, leurs organes de gouvernance respectifs : le conseil d’administration et la direction générale.

Outre la méconnaissance des fondamentaux de la gouvernance par certains acteurs clés, la survivance d’un environnement permissif où prospèrent des pratiques favorisant la corruption contribue aussi à affaiblir la vitalité des entreprises et, par ricochet, tout le tissu économique national.

Organisation

L’INAD-CI souhaite véritablement se poser comme un outil essentiel pour améliorer la gouvernance des entreprises en Côte d’Ivoire. Pour cela, six commissions sont mises en place pour mener à bien les travaux de l’institut : déontologie, éthique et admission ; formation et renforcement des capacités ; études et prospectives ; genre ; relations internationales et partenariats stratégiques ; juridique.

L’institut a aussi noué des partenariats stratégiques avec différentes structures spécialisées, dont l’Institut marocain des administrateurs (IMA), la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ou encore la Société financière internationale (SFI). Et il peut également s’appuyer sur l’accord tripartite signé avec la Direction générale du Portefeuille de l’Etat et l’Ordre des experts comptables de Côte d’Ivoire, en 2017.