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Au Panama, les inégalités entre les femmes et les hommes sont encore monnaie courante, et la participation des femmes à l’économie du pays reste faible. En dépit de l’intervention des pouvoirs publics pour enrayer ces inégalités, l’action du secteur privé est essentielle, et les banques panaméennes ont à ce titre un rôle important à jouer. C’est ce que fait Capital Bank, notamment par son action en faveur de l’inclusion financière des femmes qui détiennent ou dirigent des PME.

Le Panama compte environ 4 millions d’habitants. Les femmes représentent 49,8 % de cette population et 51 %1 des actifs. L’écart de salaire entre les hommes et les femmes est de 15 %2. 29 % des femmes occupent des fonctions managériales ou siègent à un conseil d’administration3, et leur rôle dans la gestion des entreprises se renforce progressivement.

Aujourd’hui, certaines entreprises agissent individuellement et, le cas échéant, collectivement pour réduire les inégalités de genre. Ces actions pourraient toutefois voir leur portée et leurs effets renforcés si les acteurs de tout un secteur décidaient de travailler ensemble, de façon coordonnée et organisée. S’il existe bien des lois protégeant les femmes dans le milieu professionnel (le Panama est signataire d’accords internationaux sur l’égalité des sexes dans le monde du travail), le secteur privé aurait besoin d’un programme commun de mise en œuvre. Celui-ci dispose du potentiel requis pour promouvoir l’égalité entre les sexes, en tirant parti de sa position d’employeur, de la réputation des acteurs du secteur, et de son statut collectif de générateur de valeurs sociétales. Le poids du passé nécessitera cependant la mise en œuvre d’efforts conjugués et ciblés, afin de lutter contre les préjugés et les stéréotypes qui induisent des pratiques génératrices d’injustice et d’inégalité entre les femmes et les hommes.

CAPITAL BANK, UN PREMIER BILAN

Depuis sa création, Capital Bank a soutenu une participation active et égalitaire des femmes dans le monde du travail, et s’est efforcée d’encourager et « d’outiller » les femmes entrepreneures. Même si le chemin est encore long, la banque s’engage pour un meilleur avenir, dans lequel les femmes et les hommes pourront faire jeu égal.

Au sein de la banque elle-même, 62 % des effectifs sont des femmes, et 61 % des salariés en situation de management (avec le titre d’assistant manager,
Réduire manager ou vice-president) sont des salariées. Ces chiffres reflètent une image fidèle de la banque : une entreprise où les femmes ont l’espace nécessaire pour progresser et atteindre des postes de direction, ce qui permet à l’institution d’étayer sa communication et d’asseoir sa crédibilité sur les sujets sociétaux sur lesquels elle s’engage.

SOUTENIR L’ENTREPRENEURIAT AU FÉMININ

Le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) indique sur son site panaméen : « Il a été maintes fois prouvé que l’autonomisation des femmes et des filles avait un effet démultiplicateur, et contribuait, dans tous les domaines, à stimuler la croissance et le développement économique. » (Extrait de l’Objectif de développement durable n° 5).

Au travers de sa filiale Capital Emprendedor, Capital Bank diffuse dans tout le pays – en complément des formations – une émission de radio sur la dimension durable de l’entreprise et la croissance des PME. Parmi les participants à ces débats, beaucoup de femmes d’affaires ou entrepreneures prospères prennent la parole pour partager avec les auditeurs leurs bonnes pratiques, et inspirer d’autres femmes à les imiter. En outre, parmi les invitées, celles qui travaillent dans les technologies et l’innovation sont particulièrement mises à l’honneur, afin d’inciter les femmes à s’engager dans ces domaines spécialisés, jusqu’à présent à forte prépondérance masculine. Certaines auditrices, inspirées par l’émission, ont ainsi décidé d’entreprendre : elles ont relevé les défis, lancé leur activité et l’ont développée.

ENGAGEMENT EN FAVEUR DES FEMMES DANS LES ENTREPRISES

Capital Bank a une approche volontariste de la réduction des inégalités de genre. Une facilité de crédit de 20 millions de dollars a été signée au troisième trimestre 2019, visant à dédier 14 millions de dollars au financement des PME, et 6 millions plus spécifiquement à des PME détenues ou dirigées par des femmes. Ces fonds vont permettre à la banque de mettre son expertise au service de cette clientèle spécifique (y compris les entrepreneures indépendantes), à la fois sur le plan financier et d’accompagnement, conformément à la stratégie de Capital Bank depuis onze ans.

Le secteur privé dispose du potentiel requis pour pro mouvoir l’égalité entre les sexes, en tirant parti de sa position d’employeur, de la réputation des acteurs du secteur, et de son statut collectif de générateur de valeurs sociétales.

Une première analyse indique que 32 % du portefeuille actuel de la banque sont constitués de PME dirigées ou détenues par des femmes. Reconnaissant la volonté de Capital Bank de développer ce segment en consacrant 30 % des fonds de la facilité de crédit au financement de PME « féminines » (c’est-à-dire détenues ou dirigées par des femmes, selon les critères du 2X Challenge), Proparco a apporté son soutien à la banque avec un financement d’accompagnement technique. Le but est de créer des produits financiers et non financiers spécifiquement destinés à des entreprises où les femmes ont un rôle prépondérant. L’accompagnement technique consiste notamment à introduire des critères de genre dans l’analyse des dossiers de crédit, pour faciliter l’autonomisation financière des femmes. Alliée à d’autres initiatives, celle-ci contribuera à faire progresser l’égalité des genres au Panama – avancées qui viendront à leur tour alimenter la croissance durable du pays.


1  Enquête de 2018 sur le marché du travail de l’Institut national de la statistique et du recensement (INEC).
2  Contrôleur du Panama, 2018 ; OIT, 2018.
3 OIT, ACT/EMP, 2018.